Tous les buts visés et présentés ici profitent et même dépendent de la prospérité
durable.
Le premier but de ce plan offre typiquement une base nécessaire pour tous les autres.
Assurer la prospérité durable se caractérise principalement en assurant la richesse
équitable et durable du pays et de ses citoyens.
La richesse comprend de nombreux aspects, mais son fondement repose sur l’exploitation
et l’échange de ressources, préférablement renouvelables, entre les pays, typiquement
via le commerce international.
Dans ce cadre, l’état travaille à assurer, développer et favoriser la prospérité durable
par tous les moyens efficaces disponibles en faisant attention effectivement aux indices
de bonheur des citoyens.
Les stratégies de développement de la prospérité durable sont adaptées aux grands
types de ressource :
- A) Ressources non renouvelables
Ressources naturelles typiquement associées au sol et au sous-sol du territoire. En
principe, elles appartiennent à toutes les générations, présentes et futures. De nos
jours, leur exploitation crée un certain déficit et possiblement une dette pour demain.
Un développement durable ne peut donc se construire sur l’exploitation de ces ressources
limitées.
Note : l’énergie atomique est une ressource ni renouvelable ni recyclable dont l’exploitation
crée un risque majeur pour l’ensemble des ressources.
- B) Ressources peu renouvelables
Peu, difficilement ou très lentement renouvelables, ces ressources sont différenciées
en deux groupes principaux soit :
- a) Ressources fluides ou dynamiques :
L’air, l’eau, ainsi que la faune (exploitée par la chasse et la pêche) et la flore
habitant ces ressources constituent d’importants exemples de ressources fluides. Les
ressources fluides comme l’eau et l’air, indispensables à la vie, sont particulièrement
sensibles à la pollution.
Non seulement la vie dépend de ces ressources et s’y développe, mais ces ressources
permettent les transports et déplacements, en plus de servir de sources énergétiques
(ex. hydroélectrique, éolienne).
Leur fragilité et leur fluidité en font des ressources critiques face aux différentes
formes de pollution.
- b) Ressources solides ou statiques :
La terre, le sol arable, les forêts constituent d’importants exemples de ressources
statiques. Les aménagements du sol, comme les réseaux de transport routier et ferroviaire,
les ports et aéroports sont également considérés comme des ressources statiques.
- C Ressources renouvelables :
Les ressources renouvelables sont soit environnementales comme l’énergie solaire,
éolienne ou hydroélectrique, ou anthropiques comme l’activité humaine, la connaissance,
l’intelligence, la créativité, l’invention, etc.
Parce qu’elles sont en principe presque infiniment renouvelables, l’exploitation de
ces ressources constitue la principale source de prospérité durable et équitable,
pour le pays et ses citoyens.
Alors que les ressources renouvelables environnementales sont assez facilement identifiées,
les ressources anthropiques sont plus diversifiées.
En plus des arts, de l’éducation, du travail, des services, de la technologie, des
communications, de l’ingénierie, de l’invention, de l’informatique, il y a aussi toutes
les applications qui combinent plusieurs de ces types d’activités.
Face à la pollution et à la surconsommation de biens matériels, appuyés par la publicité,
l’obsolescence programmée et le remplacement du labeur humain par les robots et l’automatisation,
la virtualisation et la dématérialisation du travail, des biens et des services, supportées
par les développements technologiques en communication, réseautique et traitement,
offrent une avenue de choix pour le développement d’une nouvelle économie.
Une économie basée sur la connaissance, ainsi que sur les services et ressources de
connaissance, l’économie du savoir, se développe, complète et, comme moteur principal
de la prospérité, remplace progressivement l’économie industrielle des biens et de
la propriété physique
Le Québec bénéficie déjà d’avantages importants dans le développement de la nouvelle
économie, en particulier en étant déjà un pionnier et un chef de file dans plusieurs
domaines reliés.
Cependant, beaucoup reste à faire et c’est sans doute bien ainsi puisque les développements
de cette économie s'échelonnent sur plusieurs générations.