1.2.: Optimiser les opérations et réduire le gaspillage de ressources
Deux importants volets complémentaires et convergents, optimiser et réduire le gaspillage de ressources et des opérations,
sont des objectifs perpétuels. À ce moment dans le temps et surtout localement dans une nation,
plusieurs démarches concrètes doivent progresser efficacement pour mieux contribuer à la prospérité collective. La liste
présentée ici est loin d'être exhaustive mais devrait avoir le mérite de toucher des fondements de l'économie et de
l'administration collectives. Deux grands groupes sont considérés. D'une part l'état sous trois volets: les stratégies
décisionnelles, l'énergie et la santé. D'autre part, les administrations reliées à l'état, aux grandes sociétés, ainsi qu'aux
petites et moyennes entreprises.
Autre information:
S'il n'est pas possible dans un document comme celui-ci de faire une présentation exhaustive des optimisations possibles,
on peut cependant considérer des cas modèles, tant de gaspillage et inefficacité, que d'avenues de
solution.
Responsable(s):
- Gouvernement: Les pouvoirs décisionnels sont élus pour des termes d'au plus quatre ou cinq ans, et souvent moins. De plus, à l'approche
des échéances, les priorités quotidiennes, ou à très court terme, s'intensifient souvent au détriment de prospérité plus durable.
Conséquemment, à chaque cycle l'efficacité et la productivité sont réduites un peu plus et les déficits s'accroissent. En
période faste, ces pertes s'oublient plus facilement. En période de contrainte et de décroissance les coûts sociaux et économiques
deviennent plus douloureux. À cette réalité démocratique, s'ajoute les manques de vision et d'intérêt des décideurs accaparés
par leurs obligations, responsabilités et besoins de repos et de relâchement. Les cycles démocratiques ne peuvent être changés
et le repos est nécessaire, mais les visions structurantes et à plus long terme doivent être valorisées. La prospérité pour
des générations, l'efficacité, la qualité de vie et de travail, la productivité et la collaboration sont des valeurs importantes
qui peuvent attirer des masses, et lorsque les résultats positifs se font clairement sentir, l'appui se généralise. Il ne
suffit pas de promettre ou de déjoué, mais bien de livrer un avenir meilleur, le plus rapidement possible. Les responsabilités
des gouvernements et pouvoirs stratégiques et décisionnels sont donc importantes et déterminantes.
- Organismes d'état (Contributeur, Bénéficiaire): L'imputabilité de tous les organismes d'état est fondamentale et indispensable. À la fin de 2010, le congrès américain a voté
le "GPRA Modernization Act" qui force dorénavant tous les organismes du gouvernement et tous les organismes faisant affaires
avec le gouvernement, à produire régulièrement des plans stratégiques et plans de performance, en format informatique traitable
et analysable, pour décrire précisément leurs visions, missions, buts et objectifs, en désignant tous les responsables, à
chaque niveau, et de définir tous les indicateurs de performance requis, avec des cibles quantifiables et des échéanciers
définis. De plus, tous ces organismes doivent assurer le suivi de leurs plans et fournir les résultats effectifs réalisés
dans les échéanciers prévus, permettant ainsi au public et aux outils d'analyse de valider les résultats obtenus avec les
cibles prévues. Tous les groupes et organismes devront bientôt suivre ces démarches. Tous les organismes d'état, à tous les
niveaux politiques, devraient avoir les mêmes contraintes. L'imputabilité n'est pas de la poudre aux yeux mais un devoir fondamental
et une responsabilité sociale cruciale.
- Partis politiques (Contributeur, Bénéficiaire): Comme tous les organismes publics, les partis politiques doivent être publiquement imputables de leurs stratégies et engagements.
Non seulement le public a-t-il le droit de savoir mais les prétendants au pouvoir ont le devoir de leur imputabilité.
- Stratégies politiques (Contributeur, Bénéficiaire): Pour perpétuer le status quo et l'inefficacité, nul besoin de pouvoir supplémentaires et les pouvoirs existants sont déjà
trop lourds de responsabilités non ou mal assumées. D'autre part, avec des stratégies efficaces, intégrées et coordonnées
pour un avancement de la solidarité et de la prospérité, tous les pouvoirs possibles sont requis. Il est clair, dans ce contexte,
qu'une nation doit pouvoir assumer l'ensemble de ses responsabilités, à tous les niveaux, tant économiques que politiques,
que sociaux, que culturels, qu'éducatifs, que législatifs, que juridiques et que stratégiques.
- Énergie: L'énergie est certes une des ressources les plus importantes pour nos sociétés, déjà aujourd'hui, et encore plus demain. L'énergie
est disponibles sous plusieurs formes et son exploitation engendre des coûts écologiques, en plus des coûts d'exploitation,
d'opération, de distribution et d'administration. Des sources possibles d'énergie, certaines sont moins polluantes, donc moins
coûteuses, et certaines sont plus propices à la nature d'une nation. De celles-ci, l'hydro-électricité est souvent déjà fortement
exploitée. D'autres comme l'énergie éolienne offrent un énorme potentiel encore assez mal exploité et valorisé. D'autres encore
mériteraient une meilleure considération, comme le harnachement des marées comme celles qui dévastent les rives des côtes
du golfe du St-Laurent, par exemple. Des sources d'appoint comme l'énergie géo-thermique et l'énergie solaire ont un rôle
important a jouer, à développer et à intégrer. Il faut noter que même si son exploitation est encore relativement innefficace,
l'énergie solaire est sans doute la source d'énergie la plus naturelle, la plus propre et la plus considérable. Conséquemment,
l'exploitation de l'énergie solaire et les recherches en ce sens, sont stratégiques. Enfin, certaines exploitations gazières
méritent d'être soutenues et encadrées. Surtout, leur coûts à long terme, comme par exemple, par leurs impacts sur le réchauffement
de la planète, les désordres climatiques, le rehaussement des océans, la pollution, et la santé des humains et êtres vivants,
doivent être considérés systématiquement dans l'évaluation du développement de leur exploitation. Le poids des coûts à long
terme doit être beaucoup plus important que celui des coûts immédiats, dans l'évaluation des développement en général et très
particulièrement dans ceux reliés à l'énergie. En considérant les ressources énergétiques, en plus de l'approvisionnement,
il est important de considérer attentivement également la distribution, la consommation et les applications.
- Hydro-électricité (Contributeur, Bénéficiaire): Exploitée à environ 70% de sa capacité potentielle, l'approvisionnement hydro-électrique est déjà un fleuron du développement
d'une nation. Bien que son développement soit encore appelé à évoluer, les sources restantes deviennent de plus en plus coûteuses
à développer, tant économiquement qu'écologiquement. Les principaux efforts requis en approvisionnement hydro-électrique sont
probablement au niveau de la gestion et de l'administration d'Hydro-Québec, par exemple, où sont dépensées des sommes colossales,
pour une productivité relativement réduite. Pendant ce temps, ces mêmes ressources pourraient être canalisées et investies
plus efficacement dans des activités mieux décrites ci-bas, où des besoins importants restent largement insatisfaits.
- Énergie éolienne (Contributeur, Bénéficiaire): Le piétinement éolien actuel est particulièrement gaspilleur, inefficace et même éhonté. L'énergie éolienne est une énergie
infiniment renouvelable et peu polluante. Les principales contraintes sont la visibilité des parcs éoliens que peu voudraient
avoir sur leurs terrains, si possible, ainsi que les raccordements au réseau. Pourtant ces contraintes pourraient être facilement
et efficacement résolues. Pour harnacher l'énergie hydro-électrique, Hydro-Québec, par exemple, a occupé, géré, et inondé
une vaste partie du territoire d'une nation, dans des zones peu ou pas habitées. Dans ces régions on retrouve également les
plus grandes centrales de production électrique d'une nation. Ces centrales sont à la tête de l'important réseau de distribution
d'électricité. Il semble donc aberrant que les terres rapatriées, inondées et non-habitées ne soient pas couvertes de parcs
éoliens qui pourraient ainsi également aisément être raccordés aux têtes du réseau de distribution, surtout lorsque l'on considère
que ces régions sont balayées par des vents importants, presqu'en permanence. Les éoliennes ont également leur place ailleurs
sur le territoire, et ce développement doit également être encouragé, mais comment ne pas commencer par l'évidence, sinon
par l'excuse entendue, qu'Hydro-Québec, par exemple, n'est qu'une entreprise d'hydro-électricité. Comme cette entreprise appartient
aux citoyens et à l'état d'une nation, il est important que sa mission soit revue et corrigée rapidement et que le nom de
l'entreprise soit adapté à sa mission. Ce nom pourrait être Électro-Nationale (ex: Électro-Québec) ou encore Énergie-Nationale
(ex: Énergie-Québec), par exemple, selon la définition retenue de sa mission ajustée.
- Énergie des marées (Contributeur, Bénéficiaire): Le harnachement de l'énergie des marée n'offre peut être pas le potentiel de l'énergie hydro-électrique, ni même de l'éolien,
pourtant les berges du golfe du St-Laurent s'effritent rapidement sous l'effet des fortes marées. Le développement de l'exploitation
du potentiel énergétique des marées pourrait être combiné la protection accrues des rives. Des projets bien planifiés et réalisés
en ce sens pourraient du même coup, alimenter des régions en énergie propre et renouvelable, assurer l'autonomie énergétique
de ces régions, augmenter leur contribution au patrimoine énergétique et naturel d'une nation, protéger le territoire d'une
nation, éviter les pertes de résidences et de qualité de vie, augmenter les valeurs immobilières et diminuer les coûts de
re-localisation, de reconstruction et d'assurance.
- Énergie solaire et géothermique (Contributeur, Bénéficiaire): Sources d'approvisionnement énergétique d'appoint, le solaire et le géothermique n'en sont pas moins des facteurs d'autonomie,
de rationalisation et d'optimisation des individus, organismes et de l'ensemble du réseau d'approvisionnement énergétique.
Sources d'énergie naturelle, propre et renouvelable, ces sources d'énergies sont particulièrement avantageuses dans les applications
domotiques. Ces avantages seront encore valorisés, plus bas, en considérant des aspects reliés à la consommation énergétique
et à sa gestion. Comme noté plus haut, même si son exploitation est encore relativement innefficace, l'énergie solaire est
sans doute la source d'énergie la plus naturelle, la plus propre et la plus considérable.
- Ressources gazières (Contributeur, Bénéficiaire): Divers types de ressources gazières sont disponibles dans une nation et exploitées des niveaux variés. Les coûts écologiques
associés à leur exploitation peuvent être très importants, comme pour les gaz de schiste, par exemple. De plus ces ressources
ne sont renouvelables. Conséquemment, leur exploitation doit être réservée à des cas spécifiques, bien encadrés, et assurant
le maintient et le recouvrement écologiques.
- Réseau de distribution (Contributeur, Bénéficiaire): Le réseau de distribution électrique d'une nation est étendu, exposé et foncièrement unidirectionnel. D'importants investissements
doivent être prévus. Le réseau de distribution électrique est une ressource stratégique. Son exposition aux intempéries et
abus représente des risques et dangers inacceptables pour les individus, les entreprises et l'économie d'une nation. L'importance
de la ressource grandit alors que le réseau vieilli et devient plus exposé et plus stratégiques. Toute la nation est dépendant
du réseau de distribution électrique. Cette dépendance en est une de vie ou de mort, tant pour les individus, entreprises
et organisations que pour l'ensemble de l'économie. Il est donc crucial d'en assurer la protection. L'enterrement sécurisé
et progressifs des conduits doit être implanté à l'ensemble du réseau, par priorités, et étalé raisonnablement. Plus important
encore et moteur du remplacement progressif, de foncièrement unidirectionnel, le réseau doit devenir bidirectionnel pour permettre
et faciliter l'intégration de nouvelles sources énergétiques, pour permettre aux surproductions d'être redistribuées, pour
mieux assurer l'approvisionnement, pour mieux permettre la ré-équilibration dynamique et pour supporter les applications et
la meilleure gestion de la consommation, comme présenté ci-bas, impliquant également que la bidirectionnalité du réseau affecte,
non seulement la circulation de l'énergie, mais également celles des données.
- Gestion de la consommation (Contributeur, Bénéficiaire): Les nations, typiquement à travers leurs organismes de gestion énergétique (ex: Hydro-Québec) ont souvent priorisé la gestion
de l'approvisionnement sur celle de la consommation. La gestion de la consommation n'a surtout fait l'objet que de lectures
occasionnelles (ex: bi-mensuelles) de compteurs progressifs. Cette situation doit changer pour plusieurs raisons. En particulier,
les périodes de pointe engendre des débordement de coûts, et requirrent souvent des importations additionnelles d'énergie,
typiquement en période de grande demande et de tarifications "de pointe", soit très élevées. En période de pointe, Hydro-Québec,
par exemple, doit acheter de l'énergie américaine à dix fois le prix qu'elle la vend aux mêmes états américains, en temps
hors pointe. Les économies nationales souffrent et perdent et s'appovrissent. Pourtant la demande de pointe continue de croître.
L'électricité de l'heure de pointe vaut beaucoup plus cher que celle de nuit, par exemple. Pour refléter ce fait et protéger
les finances, il faut pouvoir analyser la consommation de tous les usagers en continu et dynamiquement. À partir des données
de cette analyse, il devient possible de facturer proportionnellement, où l'énergie de nuit ou de période creuses, est très
économique alors qu'en pointe les coûts grimpent rapidement. Avec une vue directe de la consommation le fournisseur peut adapter
sa tarification à l'usage, tout en pondérant la demande sur son réseau. Pour réaliser cet objectif et permettre le développement
de nouvelles applications comme présenté ci-bas, le fournisseur doit passer au remplacement de tous les compteurs, assurer
un réseau bi-directionnel et mettre sur pied les infrastructures et ressources requises pour gérer le nouvel environnement.
La tarification à l'usage n'est cependant pas le seul outil pour aider à applanir les courbes de demandes, car l'adaptation
des heures d'affaires, par exemple, peut jouer un rôle complémentaire important.
- Applications (Contributeur, Bénéficiaire): En plus de favoriser une consommation énergétique plus raisonnée et répartie, la tarification électrique modulée à l'usage
ouvre la porte à l'automobile électrique. L'utilisation de l'énergie électrique pour le transport, sous l'ensemble des applications.
peut et doit également être analysée, tarifée et pondérée selon les périodes de pointe, et selon le type d'usage, permettant,
entre autre, aux gouvernements de retrouver le revenu des taxes sur l'essence, appelées à disparaître avec l'évolution de
l'usage. Comme considéré plus avant dans la section plus spécifique au transport, l'énergie requise au transport prends bien
des formes autres que celle de l'automobile et bien d'autres et nouvelles applications s'ajoutent au transport électrique.
En particulier, dans un souci d'imputabilité, le gouvernement américain par exemple, a voté une loi qui force tous les organismes
du gouvernement américain, ainsi que tous les organismes qui contractent avec les organismes du gouvernement américain, dont
des sociétés comme Hydro-Québec par exemple, à soumettre régulièrement des plans stratégiques et rapports de performance détaillés
en format analysable et comparable informatiquement. Les organismes visés doivent donc soumettre toutes leurs applications
ainsi que toutes les étapes, intrants et extrants de leurs opérations. Les fournisseurs énergétiques doivent donc maintenant
pouvoir analyser précisément la consommation, les usages et applications, les impacts et la gestion des ressources, du moins
pour pouvoir continuer à transiger avec les intervenants américains. Il n'y a évidemment pas de doute que ces contraintes
d'imputabilité, d'application et d'efficacité continuerons à se développer et à s'étendre.
- Santé: La santé est déjà la plus grande source de dépenses de l'économie et sa part ne peut que s'agrandir, avec le vieillissement
de la population. Il est cependant remarquable que le système de santé éprouve d'importantes pénuries de médecins, de spécialistes,
de personnel infirmier, de préposés aux malades, et de spécialistes en laboratoire, les intervenants directs, mais ne manque
pas de personnel administratif! Les bureaucrates ont investi le système et les vocations se sont taries. Cette constatation,
qui rappelle le cas d'Hydro-Québec, par exemple, qui d'un regroupement de firmes d'ingénieurs qui ont fortement contribué
à bâtir une nation d'aujourd'hui, est devenue un firme de bureaucrates peu créative mais de plus en plus coûteuse. Les exemples
ne manquent pas et pourront être mieux considéré dans d'autres sections. La santé cependant doit continuer à se développer
pour répondre aux besoins réels de la population, tout en demeurant une dépense pure au niveau du budget d'une nation. Deux
voies d'amélioration se présente: la dé-bureaucratisation en optimisant les ressources et processus et en augmentant la proportion
de ressources d'intervention par la motivation et la valorisation des professions de la santé, ainsi que le développement
de la prospérité en favorisant d'autres sources de revenu qui pourront mieux contribuer au financement de la santé. Ces deux
volets ne sont pas seulement parallèles et complémentaires, mais ils sont également convergents. Entre les deux, on retrouve
également l'infrastructure opérationnelle.
- Amélioration des ressources et contrôle des dépenses (Contributeur, Bénéficiaire): Beaucoup d'efforts sont déployés pour optimiser les ressources du système de santé et avec un certain succès sans doute, mais
on devrait, plutôt que d'ajouter des gestionnaires, donner plus d'incitation et de support aux opérants et gestionnaires actuels
pour mieux organiser les environnements et les processus d'opération. L'ajout continuel de couches de gestion immobilise et
démotive les ressources en plus de consommer des ressources qui pourraient être consacrées aux services aux utilisateurs.
- Infrastructure opérationnelle (Contributeur, Bénéficiaire): Parmi les optimisations de ressources, en plus d'améliorer la répartition et l'organisation des ressources d'intervention
et d'administration, l'infrastructure technique et technologique de la santé mérite de sérieuses reconsidération. Depuis plus
de 40 ans, une nation, comme les autres pays avancés, a investi des sommes colossales pour améliorer la gestion et disponibilité
de l'information technique et médicale, dont pour le profil virtuel du patient. Malgré tous ces investissements et les disponibilités
technologiques, informatiques et réseautiques, force est de constater que ni le dossier virtuel du patient ni une gestion
intégrée de l'information technique et médicales ne sont disponibles. Après des efforts considérables et des investissements
astronomiques, le grands fournisseurs informatiques se portent bien, mais les patients et le système de santé beaucoup moins.
Les contraintes ne sont pourtant ni financières ni technologiques, mais relèvent plutôt d'un manque de vision et de stratégie,
en particulier pour ce qui a trait à la sécurité de l'information. Pourtant ces solutions existent et opèrent même si les
grands fournisseurs informatiques préfèrent continuer à vendre leurs produits existants, et même si ceux-ci n'offrent pas
de solution effective aux problématiques réelles, et ce après quarante ans de dizaines de milliards. En fait, les grands fournisseurs
informatiques n'ont pas encore compris la voie de solution et ne voudraient surtout pas voir ces solutions venir court-circuiter
leurs revenus les plus importants. Et pourquoi trouver une solution réelle et plus efficaces alors que l'argent coule à flots
pour la santé? Les vrais responsables cependant ce ne sont pas les grands fournisseurs, mais plutôt les administrateurs ignorants
des capacités et problématiques informatiques qui cachent leur incompétence technologique derrière la taille de leur fournisseurs.
Non seulement le gaspillage perpétué est éhonté mais les vrais solutions ne sont toujours pas disponibles et tous, à commencer
par les patients, doivent souffrir, endurer et souvent mourir péniblement sous l'inefficacité d'un système factice et mal-opérant.
Les responsables du système de santé ont la responsabilité de s'ouvrir les yeux et la responsabilité d'assurer le fonctionnement
optimal du système de santé. Tôt ou tard ils devront rendre compte de leurs incapacités, quand même que ce ne serait qu'à
l'histoire et aux générations futures.
- Financement (Contributeur, Bénéficiaire): Même en optimisant les opérations et l'infrastructure de support, le système de santé restera une dépense sociale majeure
et certes croissante pour quelques années encore. Si le départ de la génération "baby-boom" libère quelque peu l'engorgement
du système de santé, les coûts des avancées technologiques permettant d'améliorer la vie et sa qualité, ajoutés aux coûts
de santés reliés au dépérissement écologique et des ressources, en plus des coûts "normaux" de santé, continueront à peser
lourdement sur le budget social et collectif de la santé. Comme l'éducation et l'administration publique, la santé reste un
poste budgétaire de dépense. En conséquence, d'autres revenus doivent contribuer au financement de ces dépenses nécessaires.
Ces revenus ne peuvent provenir réellement que des marchés externes. Seul un commerce extérieur positif peut générer à long
terme, les entrées de fonds et capitaux requis. Cette prospérité nécessaire est l'objet premier de ce plan stratégique et
c'est un positionnement à l'avant plan d'une nouvelle économie de la connaissance qui peut servir de locomotive (voir plus
haut).
- Transport: Facteur crucial de l'opération d'une société et d'une économie moderne, les transports des personnes, biens et denrées méritent
les optimisations possibles. L'état des routes d'une nation, surtout des grandes villes d'une nation et principalement de
Montréal non-seulement laissent à désirer, mais coûtent cher, occasionnent accidents et dommages importants, en plus de mal
remplir leur fonctions première, par exemple, lorsqu'on constate que le plus importants goulot d'embouteillage en Amérique,
n'est pas à New York ou à Los Angeles, Boston, ou Chicago, mais plutôt le segment de l'autoroute 40 raccordant les deux segments
de l'autoroute 15, au coeur de Montréal. Si l'état des routes laisse beaucoup de place à l'optimisation, la situation du transport
en commun des personnes, biens et denrées est dans un état bien pire encore. Le transport en commun des passagers, et des
marchandises, des grandes villes et surtout de Montréal doit être amélioré et mieux adaptés aux déplacements hybrides (ex:
auto, métro, bus, bicyclette. Surtout, comme la finance, le lobby, et le développement de l'industrie automobile a amené le
développement des villes et voies de transport autour du réseau routier, au détriment d'autres solutions plus économiques
et écologiques, comme le transport ferroviaire, ces formes de transport sont pratiquement disparues. Il est particulièrement
décevant et coûteux qu'il n'y aie pas encore de train rapide reliant les villes de Québec, Montréal, Ottawa, Toronto, Windsor,
Chicago, Détroit, Boston, New-York, Philadelphie et Washington, l'axe sans doute le plus achalandé d'Amérique, alors que les
coûts de son absence dépassent nettement ceux de sa mise en place. Plus stratégiquement encore, de nombreux sous-axes de transport
doivent être développés. Avec les distances, contraintes géographiques, et rigeurs climatiques, particulièrement en zone boréale
et nordique, les problématiques de développement et d'entretien exigent des ressources considérables et toujours croissantes.
Des approches adaptées et efficaces sont indispensables à l'atteinte des objectifs de ce plan stratégique et surtout à la
survie économique et sociale. Parmi ces approches on doit considérer un réseau de monorail comme celui proposé par TrensQuébec
(http://www.trensquebec.qc.ca/) qui propose un réseau de "Transport Rapide Electrique National Suspendu" développé à partir
de technologies autochtones, à des coûts nettements inférieurs à ceux des trains à grande vitesse, et permettant des déplacements
à 250km/h, à l'abri et sans impact négatif sur le réseau routier, son entretien, ses accumulations de précipitations et autres
contraintes, tout en s'adaptant efficacement aux infrastructures existentes.
- Planification et coordination (Contributeur, Bénéficiaire): La gestion du transport, sous l'égide du ministère des transports de la nation, doit assurer une planification de l'optimisation
du transport et en coordonner la réalisation. L'état des ponts et routes, le transport en commun, les réseaux ferroviaires
et alternatifs adaptés doivent être au centre de cette planification. Les liens rapides au coeur de l'économie Américaine
et à travers un territoire comme celui du Québec, par exemple, est indispensable au développement social, culturel, technologique
et économique de la nation, de ses régions, ainsi que de ses métropoles et capitales.
- Administrations gouvernementales et para-gouvernementales: Les administrations et services publics sont au centre des activités de nos sociétés et par des services mis en commun comme
la santé, la sécurité, la fiscalité, les travaux publics, l'éducation, la culture, la justice, l'environnement, le bien-être
social, les assurances emplois, médicaments, récoltes et plusieurs autres programmes, assurent une bonne partie de la solidarité,
de l'organisation et de la coordination des opérations de nos sociétés et de la vie sociale. Leur rôle est crucial et leurs
responsabilités importantes. Financées par les contributions de chacun et administrant pour un grand nombre, ces administrations
sont elle-mêmes de grandes et très grandes organisations. Les opérations de grandes organisations requièrent de nombreuses
couches et groupes administratifs, chacun avec ses pouvoirs et responsabilités. Pourtant, si ces groupes communiquent peu
ou mal, ces toute l'opération qui souffre les occasions de gaspillage qui en découlent. Accentuant ce facteur, le manque et
retard important d'expertise en technologies de l'information, qui fournissent l'infrastructure et le support aux opérations,
en plus d'occasionner des coûts et efforts importants, couplés aux silos administratifs, peuvent donner des proportions astronomiques
à des gaspillages qui auraient non-seulement pu être évités, mais remplacés par d'importants gains de productivité. Les exemples
sont trop nombreux et douloureux pour énumérer ici, mais on peut facilement parler de dizaine et de centaines de milliards
de dollars dans la dernière décennies seulement, et le phénomène ne se tarie pas. Du registre de armes à feu, à Hydro-Québec,
à Loto-Québec, au Ministère de la justice, à la Sûreté du Québec, à la santé, pour n'en nommer que quelques uns bien répertoriés,
par exemple, en plus de très nombreux autres cas flagrants. Deux aspects déjà cités doivent particulièrement être considérés:
les silos administratifs qui préviennent les solutions intégrées et favorisent les approches locales à courte vision, ainsi
que le déficit d'expertise technologique qui favorise des choix administratifs plutôt qu'effectifs, pratiques et cohérents.
Pour aider à éviter les gaspillages et remédier efficacement aux problématiques administratives couteuses, deux principaux
volets sont à considérer: l'imputabilité publique et l'amélioration de l'expertise, de l'efficacité, et des visions intégrantes.
- Imputabilité (Contributeur, Bénéficiaire): Les administrations gouvernementales et para-gouvernementales doivent être imputables de leurs actions et engagements. Conséquemment
tous ces engagements et actions devraient faire l'objet de plans et rapports de performance analysables, vérifiables, et traitables
informatiquement, en plus d'être rendus publics.
- Efficacité (Contributeur, Bénéficiaire): Même si l'efficacité des administrations publiques représente une problématique d'envergure et que tout demeure relatif, certaines
démarches offre des voies d'amélioration importantes pour des coûts organisationnels relativement restreints. Assumant qu'une
imputabilité mieux contrôlée, comme proposée ci-haut, peut contribuer à motiver certaines démarches positives, il est clair
que l'expertise au niveau des technologies de l'information mérite d'être développée sérieusement. Différents outils sont
disponibles comme de formations ciblées, des banques de conseillers diversifiées et des activités guidées de partage d'expérience,
pour n'en nommer que trois, qui d'ailleurs s'enrichissent mutuellement. La communication est typiquement au centre des problématiques
et des solutions. T rop souvent, par exemple, des utilisateurs confrontés à des contraintes technologiques dans leur travail,
vont tenter de trouver des solutions et lorsqu'ils en auront identifiées et qu'ils se diront près à effectuer un changement,
les directions administratives n'accorderons pas les budgets puisqu'elles n'ont pas initié et géré la démarche. Cependant,
devant le besoin réel, peu de temps après, initieront leur propre démarche, selon leur propres critères. Pourtant, les travailleurs
qui se sont précédemment vu refuser les budgets et leur démarche, refuseront la démarche administrative qui ne prends pas
assez en considération leurs besoins réels. Pendant ce temps, d'autres groupes dans la même organisation, vivent des problématiques
semblables et de plus, techniquement reliées, mais les séparations entre les groupes et silos ne permet pas la mise en commun
des ressources et solutions. Il n'est pas exceptionnel que ces problématiques durent plus d'une décennie, ce qui représente
déjà plusieurs générations technologiques, ce qui force les problématiques à se perpétuer de décennies en décennies. Non seulement
beaucoup de temps a-t-il été perdu en discussions infructueuses et lutes incessantes mais les problématiques de bases à la
source, s'aggravent et l'efficacité est depuis longtemps perdue. Les coûts associés sont simplement astronomiques et doivent
être multipliés par le nombre de fonctions de chaque organisation et par le nombre d'organisations. Ces pertes et gaspillages
éhontés doivent être réglés et prévenus.
- Grandes sociétés et corporations: Si les grandes sociétés commerciales, corporations et entreprise bénéficient d'une certaine immunité, motivée par les nécessités
du rendement, face aux problématiques soulevées pour les administrations publiques, elles sont loin d'en être épargnées. Il
suffit de considérer le nombre et les niveaux de vice-présidence d'entreprises comme Bell Canada pour comprendre que les visions
intégrantes et intégrées sont difficiles. Il est heureux que ces entreprises aient pu bénéficier de conjonctures de marché
(e.g. monopole d'un service public pendant de nombreuses décennies) pour enrichir leurs coffres et diversifier leurs investissements
pour pouvoir absorber leurs inefficacités et gaspillages. Il n'en reste pas moins que ce sont les usagers qui finissent par
payer la note et que c'est la prospérité collective qui est éprouvée. Il est donc important, que comme les administrations
publiques, les grandes entreprises soient imputables de leurs actions et engagements et que cette imputabilité contribue à
motiver les efforts pour minimiser les abus, pertes et gaspillages.
- Imputabilité (Contributeur, Bénéficiaire): Les grandes sociétés et corporations doivent être imputables de leurs actions et engagements. Conséquemment tous ces engagements
et actions devraient faire l'objet de plans et rapports de performance analysables, vérifiables, et traitables informatiquement,
en plus d'être rendus publics.
- Efficacité (Contributeur, Bénéficiaire): L'optimisation des ressources et de l'efficacité sont des préoccupations fondamentales des entreprises. Avec la croissance
et le développement des entreprises, ainsi que le développement de leurs ressources, plusieurs problématiques organisationnelles
complexes convergent et de nombreuses décisions doivent être prises. Chaque décision à ses avantages et ses désavantages.
Rares sont celles qui sont simples et catégoriquement avantageuses. De plus, des choix effectués hier peuvent devoir être
remis en question demain et derrière chaque décision, il y a des humains qui sont affectés.
- Petites et moyennes entreprises: Les petites et moyennes entreprises sont souvent moins touchées par les multiples couches administratives et souvent plus
mobiles leurs problématiques opérationnelles tournent plus souvent autour des limites de ressources. Pourtant ces entreprises
sont les principales créatrices d'emploi. De plus, avec l'Internet, les réseaux sociaux, et les collaborations, leurs forces
créatrices peuvent souvent s'épanouir à partir de ressources relativement restreintes. Leur développement et leur accès aux
marchés internationaux doit être favorisé. Divers volets doivent être développés comme la collaboration, le partage d'infrastructures,
le support à la mise en marché, l'accès aux grands marchés, l'accès au financement, le support et l'encadrement administratif
et stratégique. Les petites et moyennes entreprises doivent également être imputables de leurs actions et engagements.
- Imputabilité (Contributeur, Bénéficiaire): Les petites et moyennes entreprises devraient être imputables de leurs actions et engagements. Conséquemment tous ces engagements
et actions devraient faire l'objet de plans et rapports de performance analysables, vérifiables, et traitables informatiquement,
en plus d'être rendus publics.
- Efficacité (Contributeur, Bénéficiaire): Créativité et agilité sont des qualités indispensables pour les petites et moyennes entreprises, mais rarement celles qui
leur font souvent le plus défaut. La pénurie de ressources techniques et financières posent des contraintes souvent beaucoup
plus importantes. Les plus sérieuses contraintes sont plus typiquement centrées au tour de la mise en marché et de l'accès
à des marchés qui peuvent favoriser leur développement. Des programmes existants s'adressent déjà à ces problématiques et
doivent continués à être développés. Pour les industries de la connaissance et de son partage, le présent document propose
des infrastructures de support déterminantes.
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