Les infrastructures industrielles sont diverses et comprennent des éléments traditionnels
ou existants qui requièrent chacun typiquement du maintien et du développement soutenus
dont l’intensité varie selon le cas. De bons exemples comprennent les réseaux de transports
(ex. rail, route, aviation, navigation), les aménagements et immobilisations, les
réseaux d’aqueducs, d'égouts, d’électricité, les programmes de support à la recherche,
à l’innovation, au développement, à la commercialisation et à l’exportation.
Les infrastructure industrielles comprennent également la collaboration, le partage
et la mise en commun de ressources pour pouvoir mieux rationaliser les opérations.
Toutes les infrastructures industrielles qui contribuent directement ou indirectement
au maintien et au développement de la prospérité de la nation semblent indispensables
et méritent l’investissement continu qu’elles requièrent.
À l’aube du 21e siècle, les TICAs (Technologies de l’information, des communications
et de l’automatisation (ex. Robotique)) occupent une place de plus en plus prépondérante
dans la vie et l’économie, tout en requérant des adaptations et changements structurels
d’importance.
Il semble assez clair, par exemple, que l’automatisation et la robotisation progresseront
encore longtemps en remplacement de la majorité des emplois traditionnellement disponibles.
La société doit s’interroger sur les types d’emplois qui disparaissent et disparaîtront,
ainsi que sur les types d’emplois qui les remplaceront.
C’est alors qu’on peut remarquer que ce qui distingue le plus les humains des robots
et de l’automatisation, c’est justement ce qui ne s’automatise pas efficacement, comme
l’invention, la création, la conception, la modélisation, l’imagination, l’inspiration,
l’analyse des problèmes complexes, le jugement, l’expérience, la capacité d’apprendre
et d’échanger, le partage, la collaboration dynamique, la dextérité adaptée dynamiquement,
la connaissance, la compréhension, les arts et artisanats, les sports et loisirs,
les services personnalisés et bien d’autres.
- 4.3.7.1 Gestion
L’état assure la gestion de toutes les infrastructures du pays, dont les infrastructures
de nature industrielle ou affectant l’industrie.
En particulier, l’état favorise le développement, la mise sur pied et la mise à jour
d’infrastructures industrielles durables, indispensables pour assurer la prospérité
durable.
- 4.3.7.2 Évolution
L’état assure le maintien, la mise à jour et l’évolution des infrastructures existantes.
- Le maintien pour contrer la désuétude et l’entropie
- La mise à jour pour assurer la pertinence face à des conditions et besoins eux-mêmes
en évolution. Cette mise à jour des infrastructures industrielles comprend le recyclage
des infrastructures désuètes. À titre d’exemple, on retrouve depuis plusieurs années
déjà et pour plusieurs encore, semble-t-il, des questions autour de la pertinence,
du manque de rentabilité croissant, ainsi que de la saturation et de la concentration
de la propriété et des points de vue des média traditionnels, face à la plateforme
plus évoluée, plus moderne, interactive et diversifiée de l’Internet. La nation doit-elle
financer des infrastructures désuètes et déficitaires, au détriment d’autres infrastructures
jugées plus utiles, pertinentes et rentables? La nation peut-elle sacrifier l’enseignement
de l’histoire, par exemple, pour soutenir des dinosaures voués à l'extinction? Ce
sont de grandes décisions pour des enjeux importants et coûteux, d’où la pertinence,
pour chaque grande activité, d’un plan de stratégies intégrant un ensemble cohérent
et congruent de stratégies.
- L’évolution des infrastructures industrielles exige un important processus de réflexion,
justement sur la pertinence de chaque infrastructure, à chaque période, selon tous
les paramètres requis, mais également une réflexion sur ce que devraient être ou devenir
ces infrastructures.
- 4.3.7.3 Innovation
L’état favorise, assure et coordonne la conception, l’intégration et le développement
de nouvelles infrastructures industrielles pour pouvoir mieux assurer la prospérité
durable du pays et de la nation.
En particulier, conscient de l’évolution technologique et des changements requis à
la fois pour adapter ou modifier des infrastructures et approches ainsi que pour maximiser
leurs avantages dans le cadre de la prospérité et de la solidarité durables, l’état
favorise et assure l’innovation et son intégration optimale.
Plus spécifiquement, conscient que l’avenir de l’humanité et la prospérité durable
du pays sont liés aux marchés et industries du contenu, du savoir et de la virtualisation,
l’état priorise l’innovation, la création, le développement et l’utilisation de produits
et services du savoir et de la virtualisation.