La santé collective et la santé des citoyens constituent une priorité fondamentale
pour le pays. Les infrastructures, l’organisation et la gestion des services de santé
sont considérées ici. Les aspects des services de santé plus relatifs à la solidarité
durable sont considérés plus spécifiquement dans la section 4.1.3 Santé.
Les facteurs importants de la santé des citoyens, ainsi que de l’efficacité et de
la pertinence des services de santé disponibles sont diversifiés et complémentaires.
Ils sont également associés à des responsabilités correspondantes, elles-mêmes assurées
par des responsables naturels (cf. Responsables).
Dans ce cadre, l’état travaille à assurer, développer et favoriser les services, approches,
outils et infrastructures de santé des citoyens, par tous les moyens efficaces disponibles
et de sa responsabilité, incluant :
- 4.3.3.1 Sécurité
Les services de santé disposent de beaucoup d’informations personnelles, privées et
typiquement très sensibles, sur tous les citoyens. L’état assure la fiabilité et la
durabilité de la fiabilité de la protection, la sécurité, la sauvegarde et l’intégration
de l’information.
La disponibilité de cette information en ligne, surtout considérant les limites importantes
en gestion des autorisations et des contextes d’accès, ainsi que de la classification,
du chiffrement et du traçage des informations, dont un contexte d’attaque croissant,
présente des risques majeurs pour les citoyens, pour l’état et pour le pays.
L’état favorise la sécurisation de l’information par le développement et l’implantation
d’une plateforme de collaboration et de partage sécurisée, conjointement avec celles
requises pour la démocratie citoyenne, et pour supporter le marché des ressources
de connaissance, des contenus et des services virtualisés.
- 4.3.3.2 Coût
Malgré certaines exceptions possibles, l’état considère la santé comme dépense importante
et durable, avec une importante tendance actuelle à la croissance. L’état assure donc
la prévention, la rationalisation, l’intégration et la répartition des ressources
requises d’une part et d’autre part assure des revenus permettant de combler les obligations
en santé.
- 4.3.3.3 Revenu
Même si, en principe, la santé est une dépense majeure, l’état favorise la génération
de certains revenus en santé et nutrition, par exemple, à travers l’offre de programmes
de formation spécialisée (ex. en ligne) pour le marché local et surtout international,
en offrant des services payants aux non-citoyens (ex. tourisme médical), lorsque les
effectifs et ressources sont disponibles.
- 4.3.3.4 Maintien
L’état favorise le maintien de la santé durable, en particulier en mettant l’accent
sur la prévention, une meilleure nutrition, une meilleure hygiène, un plus grand respect
de la nature, ainsi qu’en favorisant un meilleur équilibre de vie.
- 4.3.3.5 Nature
L’état favorise systématiquement les approches naturelles et préventives, réservant
les recours à la médecine plus invasive aux cas absolument nécessaires.
- 4.3.3.6 Accès
L’état réserve l’accès gratuit aux citoyens effectifs. La carte d’assurance-santé
devient la carte de citoyenneté.
- 4.3.3.7 Administration
Dans l’envergure des services offerts, l’état favorise la rationalisation administrative,
la réduction des redondances, la constriction de la hiérarchie administrative et l’équité
des conditions et rémunérations.
- 4.3.3.8 Opération
Dans l’envergure des services offerts, l’état favorise la rationalisation des services
de santé offerts pour assurer une qualité optimale, relative aux priorités (ex. prospérité
et solidarité durables), ainsi qu’à l’ensemble des besoins du pays. L’état assure
la réduction des abus et redondances médicales et administratives, ainsi que la répartition,
l’intégration et la coordination optimales des services, au niveau des lignes d’intervention
(1e, 2e, 3e, 4e), ainsi qu’en matière de géographie et de démographie.
- 4.3.3.9 Ressource humaine
L’état assure la répartition optimale des professions reliées à la santé en fonction
des besoins réels (ex. personnel infirmier et super-infirmier, pharmaciens, préposés,
soins et maintien à domicile).
- 4.3.3.10 Répartition
Structurer et gérer plus efficacement le réseau de la santé et, en particulier, la
prévention, la 1e ligne d’intervention, ainsi qu’une meilleure répartition des services
de santé (ex. CLSC, cliniques, pharmacies, domicile), incluant le développement des
soins à domicile et le support aux aidants naturels.
- 4.3.3.11 Pratique collaborative
Le réseau de 1e ligne offre divers types de portes d’accès (ex. CLSC, cliniques RAMQ
(public/privé)). L’état favorise la pratique collaborative, primordiale dans la vision
et l’optimisation des ressources (ex. humaines, techniques, structurelles, matérielles,
technologiques) des services de 1e ligne.
- 4.3.3.12 Clinique
Le réseau des cliniques (ex. CLSC), le réseau de 1e ligne en santé, doit être fonctionnel,
bien intégré, étendu et développé pour offrir un meilleur service de réponse et de
support de première instance, un plus riche éventail d’interventions et de supports
primaires (ex. médecine, pharmacie, infirmerie, nutrition, hygiène, équilibre mental
et physique), ainsi que pour agir en amont et minimiser au maximum l’utilisation des
ressources de 2e, 3e et 4e lignes.
L’état assure le financement adéquat de la 1e ligne pour mieux réduire les coûts plus
importants des 2e, 3e des 4e lignes.
- 4.3.3.13 Hôpital
Les hôpitaux doivent se libérer des services généraux disponibles en clinique (ex.
CLSC) et pharmacie, pour se concentrer sur les services lourds ou spécialisés
- 4.3.3.14 Droit individuel et collectif
L’état assure que les droits individuels ne puissent être imposés sur les droits collectifs.
En santé, la définition de la ligne entre droits individuels et droits collectifs
requiert considération.
Un patient a le droit d’être soigné et il dispose de recours importants contre le
système de santé et contre ses ressources humaines, dont les médecins.
Devant ce pouvoir et ces droits, les médecins et ressources humaines de la santé tentent
de se protéger avec des assurances dont le coût influe sur le coût de la main-d’oeuvre
en santé, ainsi qu’en recommandant plus d’examens (ex. tests, analyses, scans) coûteux
pour le système de santé et la collectivité.
Le patient peut également consulter plusieurs services de santé et ainsi multiplier
les examens et les coûts. L’ensemble de ces coûts prive les autres citoyens de soins
nécessaires ou retarde les traitements requis, mais également les services d’éducation,
par exemple. Des droits collectifs sont brimés par l’abus de droits individuels.
L’état favorise la limitation des recours abusifs et le suivi des accès aux services.
- 4.3.3.15 Recours
L’état contribue à éliminer les recours abusifs, en particulier en définissant plus
spécifiquement les règles légales et professionnelles requises pour limiter les recours
contre les professionnels de la santé aux cas justifiés.
- 4.3.3.16 Suivi
L’état assure un suivi informatique (ex. bases de données, détection, alarmes) plus
serré des interactions de chaque patient avec le système de santé pour prévenir les
abus (ex. examens redondants).
- 4.3.3.17 Stratégie sociale
L’état assure la disponibilité et la qualité de la stratégie sociale proactive et
du support à la réhabilitation, incluant les rentes additionnelles pour handicap.
Voir aussi 4.1.2 Collaboration sociale, 4.4.3 Social.
- 4.3.3.17.1 Revenu
L’état propose un revenu citoyen minimum remplaçant l’assurance emploi, les prestations
d’aide sociale, les pensions fédérales, les remboursement de taxes, les pensions familiales.
Voir aussi 4.1.2 Collaboration sociale, 4.4.1.6 Démocratie.
- 4.3.3.17.2 Santé
L’état assure la disponibilité et la qualité des services de santé gratuits pour les
citoyens. Voir 4.1.3 Santé.
- 4.3.3.17.3 Début de vie
L’état propose de minimiser l’assistance à la procréation et de maximiser le support
à l’enfance, en particulier en offrant un revenu citoyen minimal adapté pour chaque
enfant citoyen. Le montant du revenu versé est déterminé selon le groupe d’âge, en
progression jusqu’à son niveau maximum à l’âge de 21 ans.
- 4.3.3.17.4 Fin de vie
L’état considère que les citoyens doivent pouvoir avoir accès au support de fin de
vie dans la dignité en assurant la collaboration des aînés aux activités sociale (ex.
formation, conseil, support, gardiennage) maximisant l’apport de leur expérience,
les services à domicile, le support aux proches aidants, la qualité et la disponibilité
des lieux et services de résidence et de soins adéquats.